hasni

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Date de naissance : 1er février 1968

Lieu de naissance : Gambetta (Oran - Algérie)

Nationalité : Algérienne

Hasni Chekroune, dit Cheb Hasni, est né le 1er février 1968 dans le quartier Gambetta d'Oran, Il a d'abord appris le chant au millieu des chorales communales. A partir de 1984, il fera plusieurs tours de piste dans les fêtes de mariage et les soirées privées, parcours inévitable pout tous les candidats à la vocalise, sous les vivats du public sensible à ses lamentos entre mots coquins et ton badin. Un producteur le remarque, lui indique le chemin du studio et lui offre comme partenaire, "un vrai cadeau", a-t-il coutume de rappeler, la plus populaire des chanteuses raï, Zahouania. Ils enregistrent, en 1987, en duo une "cover" du licencieux "El Barraka" (il y est dit : "cette nuit tu partageras ma couche/Et nous avons fait l'amour à l'intérieur d'un baraque complètement niquée")qui récoltera, sous la chaleur de l'été, un immense succès.Ce dernier terme collera à Hasni comme une seconde peau. En peu de temps, il deviendra le coqueluche des jeunes. friands de ballades des gens malheureux telles qu'adore les interpréter la star montante. Entre 90 et 92, les manifestations raï frappées d'interdiction par les barbus, ses promoteurs se rabattent sur quelques clubs et des cassettes, ce qui explique cette fringale d'enregistrement(Hasni en a à son actif plus de quatre-vingt). Malheureusement une main traîtresse a mis fin à ses jours le 29 septembre 1994.

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Le 29 septembre 1994, un roi meurt à Oran. Cheb Hasni, l'inventeur du raï sentimental, l'idole de la jeunesse algérienne, est tué par balles, devant le domicile de ses parents.

Jusqu'à l'assassinat de Cheb Hasni, précédé quelques jours plus tôt de l'enlèvement, par un commando du Groupe islamique armé (GIA), du chantre kabyle Lounès Matoub (libéré le 18 octobre, il succombera à un attentat en juin 1998), malgré le chaos, les victimes qui se multipliaient, on croyait les chanteurs intouchables. Comme si leur popularité les protégeait d'une "sorte de rempart invisible", déclarera le journaliste Rabah Mezouane après la mort de Cheb Hasni, le premier chanteur assassiné en Algérie, depuis le début des affrontements entre forces de l'ordre et groupes armés islamistes. Plusieurs milliers de personnes de toute la région d'Oran, accompagneront la dépouille de l'artiste jusqu'au cimetière d'Aïn-el-Beida. En marge de la cérémonie, des centaines de jeunes manifesteront dans les rues, aux cris d'"Algérie libre et démocratique".

Khaled, le chanteur de raï le plus célèbre sur la scène internationale, s'avouera "traumatisé" par un crime d'autant plus inexplicable pour lui que Cheb Hasni "ne s'est jamais mélangé avec le politique. C'était un gosse de mon quartier, on a grandi ensemble, nous avons chanté ensemble à Oran il y a huit ou neuf ans et à Paris, il y a six mois". Comme beaucoup d'artistes de raï vivants en Algérie, Hasni se produisait alors davantage à l'extérieur (Paris, Marseille, Boston, Tunis, Casablanca, Tokyo...) que chez lui, couvre-feu oblige. Son dernier concert en Algérie remontait au 5 juillet 1993, à Alger, devant plus de 150.000 personnes, à l'occasion de la fête de l'Indépendance.

Auteur d'une centaine de cassettes, Hasni était sans nul doute le plus prolifique des chanteurs de raï. Dans le quartier Barbès à Paris circulait une blague à ce propos. Quand on demandait sa dernière cassette, le vendeur répondait: "Laquelle? Celle du matin ou celle de l'après-midi ?" La production pléthorique d'Hasni était à la hauteur de sa popularité et son style fera école, notamment chez Cheb Nasro qui commence sa carrière en 1988, avec le titre "Pour te faire plaisir". Parcours Fils d'un soudeur père de sept enfants, Cheb Hasni - Hasni Chekroun pour l'état civil - est né le 1er février 1968 à Gambetta, faubourg populaire au nord-est d'Oran.

La futur star du raï a quasiment toujours chanté, si l'on en croit ses déclarations au journal Libération, en 1992, reprises dans l'ouvrage "L'aventure du raï - Musique et société", co-écrit par Bouziane Daoudi et Hadj Miliani (Ed. du Seuil) : "Môme, on me connaissait dans le quartier parce que j'avais le gosier toujours déployé, le cartable jeté au loin". Fou de football, il se fait un temps remarquer la balle au pied. Cette passion sera passagère. Son truc, le moteur de sa vie, ce n'est ni l'école, ni le ballon. Pour lui, une seule chose compte déjà, une seule obsession : le raï. La chance croise une première fois sa route dans une fête de mariage. Le groupe des frères Naoui, présent ce jour-là, craque sur sa voix et l'invite à passer sur la scène du cabaret la Guinguette. Arrive le deuxième coup de pouce salutaire du hasard.

Un producteur lui propose d'enregistrer avec Chaba Zahouania une chanson qui va provoquer une onde de choc par son franc-parler : "Nous avons fait l'amour dans une baraque mal foutue / Je l'ai prise et que les autres aillent se faire foutre / La soûlerie vous donne de ces idées". Audacieuse, scandaleuse, "Beraka" (La Baraque) fait mouche auprès de la jeunesse. Ce sera le tube de l'été 1987 et les débuts fracassants de la carrière de Cheb Hasni. L'insolence de la chanson en agace évidemment certains, qui avaient déjà trouvé bien des raisons d'être irrités dans le raï chanté par les Khaled, Fadela, Saharaoui et autres Benchenet, où il était souvent question d'histoires d'amour honteuses, de femmes divorcées, de jeunes veuves et d'adultère. On verra des islamistes ordonner à des disquaires de baisser le volume de leur sono quand ils passaient "Beraka", pour que des paroles aussi "déplacées" ne s'entendent pas dans la rue.

Après ce premier essai réussi (le chiffre d'un million de cassettes vendues sera évoqué), Hasni devient le numéro 1 d'un style que ses fans vont baptiser le "raï love". En fait, des chansons sentimentales qui portent en creux le malaise, les frustrations et préoccupations des jeunes, des textes licencieux, des critiques déguisées de la société en évoquant ses interdits (alcool, sexualité...). "J'allais partir voir ma chérie / Et vous me privez du visa / Vous voulez me tuer ! / Je vais boire à tout casser" chante Cheb Hasni en 1992, dans "El Visa", un autre de ses coups d'éclat, une cassette qui se vendra à plus de 250.000 exemplaires en quelques jours. A l'époque, confiera le chanteur, des islamistes l'avaient complimenté sur sa voix et demandé de faire le muezzin : "Les gens t'adorent. S'ils te voient prier, ils viendront prier eux aussi".

Il n'a pas voulu écouter ces suggestions, tout comme il a fait la sourde oreille aux menaces quand elles ont commencé à essayer de l'atteindre... Bien que détenteur d'une carte de résident en France où il avait femme et enfant, malgré les injonctions de son manager, il refusait de quitter définitivement Oran, où le 15 février 1995, le producteur Rachid Baba-Ahmed, une autre figure du raï sera également assassinée




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by:Rai Man

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# Posté le jeudi 28 septembre 2006 17:27

Modifié le samedi 11 octobre 2008 12:24

adil07

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# Posté le vendredi 29 septembre 2006 12:58

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 14:08

adil

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# Posté le vendredi 29 septembre 2006 13:05

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 14:15

hasni

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# Posté le vendredi 29 septembre 2006 13:28

Modifié le dimanche 20 mai 2007 17:05